En France, une multitude d’organisations tentent d’apporter leur soutien aux personnes aveugles, dans une société qui privilégie l’autonomie et l’intégration des handicapés. L’Association Valentin Haüy est la plus ancienne et la plus importante. Son siège est à Paris, 85 comités régionaux le relaient en province et proposent de l’aide pour à peu près toutes spécificités de la vie d’une personne aveugle.
C’est au sein de cette association que j’ai voulu commencer à observer les milles gestes de la vie quotidienne rendus infiniment compliqués par l’absence de la vue. Ceux auxquels les voyants penseront en premier : se déplacer et lire, qui bien sûr nécessitent un apprentissage soigné. Mais aussi tous les autres : travailler, cuisiner, choisir ses habits, faire ses courses, jouer, faire du sport, téléphoner – surtout avec un mobile, se cultiver : lecture, musées, cinéma, voyages… Autant de mouvements qu’il faut expliciter, de réflexes à acquérir pour mieux les oublier. Ces difficultés surmontées, les personnes aveugles peuvent prétendre au même genre de vie que n’importe quel voyant.
Notre culture est imprégnée de la fascination mêlée de peur que la cécité inspire. En découvrant tous ces détails de la vie matérielle des personnes aveugles, on apprivoise le handicap. Et l’on comprend : les mythes que l’on construit autour de la cécité dans la fiction cachent une réalité bien prosaïque.
Contactez-moi : marinepacault[a]gmail.com,
et je vous transmettrai ces légendes détaillées au plus vite.
