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Il s'est installé sur une autre partie de l'immeuble en juin, puis a rampé jusque chez moi début septembre. Paris, 18 octobre 2009. -
Et il est arrivé, l'échafaudage. En contrepartie de la lumière qu'il me vole, il m'offre des ombres et des reflets. Paris, 21 avril 2010. -
Les premiers ouvriers sont venus casser le balcon au marteau-piqueur. Paris, 23 novembre 2009. -
Et j'ai regardé le reflet des belles matinées d'hiver à travers les planches. Paris, 4 décembre 2009. -
Mon cadeau de Noël est arrivé emballé dans un filet : un splendide coucher de soleil. Paris, 25 décembre 2009. -
L'immeuble aussi était prêt pour les fêtes : complètement empaqueté. Mais le piège à lumière n'est pas fait pour être ouvert. Paris, 26 décembre 2009. -
Il intercepte les rayons de soleil, et les débite en tranches avant de les déposer sur ma moquette. Paris, 26 octobre 2009. -
C'est quand il fait gris qu'il montre son vrai visage, l'échafaudage : sinistre. Paris, 17 décembre 2009. -
Comme une grosse toile d'araignée, il emprisonne même les flocons. Paris, 17 décembre 2009. -
C'est la course entre le printemps et les travaux. On arrive aux finitions du balcon : les paillettes, petite touche décorative. Paris, 21 avril 2010. -
La dernière couche arrive comme une sentence, et annonce la fin du règne photocide. Paris, 21 avril 2010. -
Je ronge mon frein et je profite sans filet, la vue débrouillée dans une fenêtre de limpidité. Paris, 21 avril 2010. -
Et puis un matin, soudainement, de nouveaux ouvriers sont là. La troisième équipe, après celle du balcon et celle du ravalement. Ils sont zaïrois. Paris, 12 mai 2010. -
La poulie reprend son chant de crécelle métallique géante. Cette fois-ci, il annonce les beaux jours. Paris, 12 mai 2010. -
Et le ciel réapparaît, magique. Pour fêter l'évènement, il reflète la couleur du monstre bientôt à terre. Paris, 12 mai 2010.
