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Inauguration du Printemps des Poètes à la station Auber : les participants ouvrent leurs parapluies, signe de reconnaissance, avant de se disperser dans les rues parisiennes pour lire des poèmes d'outre-mer aux passants. Paris, 7 mars 2011. -
Romans Suarez-Pazos : "Tout Saint-Pierre est en fête / Il était une fois / Un écrin de lueur / Par grand froid" - Henri Lafitte, Fleurs de suroît, Saint-Pierre-et-Miquelon. -
Linda Massoz : "J’ai vu la vérité posée sur la branche d’un arbre baigné de ciel / Je l’ai vue dans sa nudité la plus éclatante" - Paul Wamo, Révélation, Nouvelle Calédonie. -
Yannick Laurent et Linda Massoz : "Un oiseau passe / éclair de plumes / dans le courrier du crépuscule / VA / VOLE / ET DIS-LEUR" - Ernest Pépin, Babil du songer, Guadeloupe. -
Yannick Laurent : "Écoutez le vent murmurer / Aux arbres des notes de babils, / Vous verrez comme ils s’inclinent, / Vous entendrez comme ils se lamentent" - Yazidou Maandhui, Mayotte. -
Linda Massoz : "Je ferme les yeux / Loin devant moi je les écarquille / J’ai des yeux-plumages" - Virginie Tafilagi, Mes yeux-paroles, Wallis et Futuna. -
Romans Suarez-Pazos : "nouée / dans ta lumière / comme au vent la rose trémière / ou l’étoile / du matin" - Roger Toumson, L'Arc des Antilles, Guadeloupe. -
Louise Roux : "Un profil / Se tait / Et les autels / Ont raison / De brûler." - Elie Stéphenson, Jaillissements, Guyane. -
Muriel Martinelli : "Il est des fleuves noirs / Où se perdent les rêves" - Jean Mariotti, Nouvelle Calédonie. -
Romans Suarez-Pazos et Muriel Martinelli : "Mise en scène du cœur cinéma / Cœur simulacre du voyage / Pour celle qui a peur du paysage" - Etienne Léro, S.O.S, Martinique. -
Louise Roux : "J’ai l’impression d’être ridicule / parmi eux complice / parmi eux souteneur / parmi eux égorgeur / les mains effroyablement rouges / du sang de leur ci-vi-li-sa-tion" - Léo-Gontran Damas, Solde, Guyane. -
Romans Suarez-Pazos : "ta voix presque toujours me guide / fil d’Ariane / et fil d’or / qui me lie et me noue à toi / au-delà des ombres portées" - Georges Desportes, Fil d’Ariane, fil d’or, Martinique. -
Linda Massoz, Romans Suarez-Pazos et Muriel Martinelli : "Je suis le masque double / Détaché de la face du danseur" - Henri Corbin, Œuvre, Guadeloupe. -
Romans Suarez-Pazos : "je n’ai que cette lettre / et c’est diamant de la mer / émigré des orages océans / et c’est fête ciselée / bonjour largué du lagon insulé" - Édouard J . Maunick, Paroles pour un ami, île Maurice. -
Linda Massoz : "Grandir n’est rien d’autre que d’oublier / une part du secret, du rêve… / Nir gran… rienk oubli in bout lo sekré, / limazinèr…" - Mikaël Kourto, Kozman, la Réunion. -
Muriel Martinelli : "Il a plu des histoires / Exhumées des tiroirs, / Sorties des oubliettes, / Et des coeurs des poètes." - Marc Tera'Ituatini Pambrun, Il a plu sur Hienghène, Polynésie. -
"Tout me porte à dire que le monde est juvénile / et que les hommes qui se rassemblent / prennent ainsi sa forme" - Nadine Fidji, Je reviendrai un jour, la Réunion.
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Yannick Laurent, Romans Suarez-Pazos et Pierre Badaroux à la contrebasse : "Des Raisins mûrs apparemment / Et couverts d’une peau vermeille. / Le Galand en eût fait volontiers un repas; / Mais comme il n’y pouvait atteindre" - Jean de la Fontaine, le Renard et les Raisins. Spectacle "Chut !... Un crocodile fabule, une fourmi crapule et un crapaud à bulles !" -
"La buse qui n'a pas de ruse, / trouvant le zébu beau mais obèse / lui crie toi mon gros pas de bise !" - Jacques Roubaud, Buse et Zébu. -
"Frère, dit un Renard, adoucissant sa voix, / Nous ne sommes plus en querelle : / Paix générale cette fois. / Je viens te l’annoncer ; descends que je t’embrasse ;" - Jean de la Fontaine, Le Coq et le Renard. -
"- Par ma barbe, dit l’autre, il est bon ; et je loue / Les gens bien sensés comme toi. / Je n’aurais jamais, quant à moi, / Trouvé ce secret, je l’avoue." - Jean de la Fontaine, Le Renard et le Bouc. -
"À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie : / Et pour montrer sa belle voix," - Jean de la Fontaine, Le Corbeau et le Renard. -
"Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie." - Jean de la Fontaine, Le Corbeau et le Renard. -
"Le Coq et le Renard". - Jean de la Fontaine, Le Coq et le Renard. -
"Et c'est seulement dans ses rêves / que le crocodile croque Odile." - Jacques Roubaud, Le Crocodile. -
"Nous vous y servirons en frères. / Faites-en les feux dès ce soir. / Et cependant viens recevoir / Le baiser d’amour fraternel." - Jean de la Fontaine, Le Coq et le Renard. -
"Un vieux Renard, mais des plus fins, / Grand croqueur de Poulets, grand preneur de Lapins, / Sentant son Renard d’une lieue, / Fut enfin au piège attrapé. / Par grand hasard en étant échappé ; / Non pas franc, car pour gage il y laissa sa Queue : / S’étant, dis-je, sauvé sans Queue et tout honteux," - Jean de la Fontaine, Le Renard ayant la queue coupée. -
"Lève tes pieds en haut, et tes cornes aussi : / Mets-les contre le mur : le long de ton échine / Je grimperai premièrement ;" - Jean de la Fontaine, Le Renard et le Bouc. -
"Que nous sert cette Queue ? Il faut qu’on se la coupe, / Si l’on me croit, chacun s’y résoudra. / - Votre avis est fort bon, dit quelqu’un de la troupe, / Mais tournez-vous de grâce, et l’on vous répondra." / À ces mots il se fit une telle huée, / Que le pauvre Écourté ne put être entendu." - Jean de la Fontaine, Le Renard ayant la queue coupée. -
"Mon enfant, ma soeur, / Songe à la douceur / D’aller là-bas vivre ensemble !" - Charles Baudelaire, L'Invitation au voyage. Spectacle Infinis Paysages. -
"Là, tout n’est qu’ordre et beauté, / Luxe, calme et volupté." - Charles Baudelaire, L'Invitation au voyage. -
"À ciel ouvert le monde est un soleil levant, / Un éblouissement qui tape au fond des yeux" - André Velter, Une Sorte d'au-delà. -
"Le voyage en Orient ne cesse de conquérir une sorte d’au delà, / Une autre solitude un autre accès à soi, / Comme marcher de Séville à Tanger de Kairouan à Babylone Ispahan Bénarès ou Lhassa." - André Velter, Une Sorte d'au-delà. -
"Il y a je le sais des traces sur le vide, / des blessures qui dessinent le chaos de mon coeur / Je suis au labyrinthe où je me suis perdu / en rêvant de me perdre sans retour avec toi." - André Velter, L'Amour extrême et autres poèmes pour Chantal Mauduit. -
"Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre / Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond, / Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne" - Victor Hugo, Oceano Nox. -
"Et ton visage est au creux de mes mains, / je le presse si fort sur mon propre visage / que je traverse monts et désastres, ruines ou glaciers" - André Velter, L'Amour extrême et autres poèmes pour Chantal Mauduit. -
"la grande lessive de la mer, / que la mer me frappe, / que la mer me pénètre, / que la mer me guérisse, / que la mer m’ouvre les yeux," - Michel Butor, Le Noircissement de la mer. -
"Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes, / Et les ressacs, et les courants, je sais le soir, / L’aube exaltée ainsi qu’un peuple de colombes, / Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir." Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre. -
"Le Dieu qui décora le monde / De ton élément gracieux, / Afin qu'ici tout se réponde, / Fit les cieux pour briller sur l'onde, / L'onde pour réfléchir les cieux." - Alphonse de Lamartine, Adieux à la mer.